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Historique de la commune de Saint-Marcel-Lès-Annonay

Saint-Marcel-lès-Annonay est le dernier village ardéchois que l’on traverse pour se rendre à Saint-Étienne par le col de la République. La mairie se trouve près du ruisseau de Concise, sur la place de l’église. Les premières attestations écrites de l’existence de Saint Marcel proviennent des archives de l’église de Vienne : elle reçoit en 972 des biens « situés dans l’ager d’Annonay, à la villa dit monasterium Santi Marcelli ».

En 1523, l’église de St Marcel paye toujours une redevance à l’église de Vienne.
L’ancienne église de Saint-Marcel se situait au village du haut ; le patron de cette église était le pape Marcel 1er. Elle apparait sur le cadastre napoléonien en 1826 et elle était encore debout au début du XXe siècle. C’est cette partie de Saint-Marcel qui serait la plus ancienne.


En 1762, le curé de St Marcel écrit à un correspondant : « le pays est pauvre ; les 2 tiers des fonds sont occupés par des propriétaires qui résident ailleurs. Les plus belles prairies appartiennent à M le Prince de Rohan-Soubise. Gardache, maison isolée appartient à M Desfrançois de Lolme, seigneur de Lolme. Le pays produit du seigle, du vin et le peuple qui est fort laborieux, vivote tout doucement, car le terrain est extrêmement ingrat ».

Sous la Révolution française, toutes les communes dont les noms comportent « Saint, Roi, etc... » vont être rebaptisées, Ainsi, Saint-Marcel-lès-Annonay va s’appeler « Marcel-de-Déome » par rapport à la « Deûme », la rivière qui trouve son confluent avec le Ternay sur le territoire de la commune, avant de se jeter elle-même dans la Cance à Annonay.

Le 12 juillet 1790, Constitution civile du Clergé : l’église est subordonnée à l’État et ce dernier intervient dans la nomination des dignitaires ecclésiastiques. Un serment civique fut donc exigé des membres du Clergé, ce qui provoqua une fracture dans l’église de France entre les prêtres jureurs qui se conformèrent aux lois de la Convention, et les prêtres réfractaires qui le refusèrent ; ces derniers furent donc interdits d’exercer. De plus, toutes les Paroisses furent obligées de remettre leurs registres aux Maisons Publiques, les futures Mairies.

Ainsi le 22 septembre 1792 débuta un état civil laïc qui acceptait toutes les religions, et qui fut une délivrance pour les Protestants qui vivaient dans la clandestinité depuis plus de 100 ans. Et de ce fait à partir de cette date, nombre d’entre eux purent venir librement faire enregistrer tous les actes de leur existence qui avaient eu lieu durant cette période du « Désert » qui s’échelonna de 1685 à 1787 et durant laquelle leur religion était interdite.

1793 : fermeture de l’église au culte. Le Père Pérotin, curé du village est arrêté pour incivisme alors qu’il transportait un registre de catholicité. Prêtre réfractaire, il avait refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé. De ce fait, il reste enfermé 22 mois à la prison du grand séminaire à Viviers (aujourd’hui le Diocèse).
Ce fut aussi le remplacement du calendrier Grégorien en calendrier Républicain qui, avec ses Vendémiaire, Frimaire, Germinal, etc., durera 13 ans. Des semaines de 10 jours (décades) furent également imposées au peuple le 30 août 1798 (soit le 13 fructidor de l’An VI pour parler comme à l’époque !!!), mais également l’obligation que les mariages des habitants des petites communes se fassent au chef-lieu du Canton afin d’éviter la « Triche » à la conscription des futurs soldats de La République (cette dernière avait un grand besoin de recrues en cette époque difficile… !). Mais ces 2 dernières mesures furent très mal acceptées par la population, et un retour à la semaine de 7 jours puis aux mariages dans chaque village fut donc décidé le 26 juillet 1800 (soit le 7 thermidor de l’An VIII).

1802 : réouverture officielle au culte. L’Eglise demeure paroissiale dans le cadre de la mise en place de l’organisation temporelle concordataire.


1826 : Constitution du cadastre « napoléonien » de St Marcel. L’église apparait sur le plan, elle se situe au « village d’en haut ».

L’église actuelle a été construite en deux ans (1893-1894). C’est une église néogothique avec un culte catholique romain. L’église est l’œuvre d’un architecte d’Annonay soit Prosper Borione 1815-1895 marié avec Hélène Boissonnet ; soit son fils Elie 1866-1908 marié avec Madeleine Mezzonnier.

1894 : ouverture au culte et bénédiction de l’édifice par Mgr Joseph-Michel-Frédéric Bonnet. La célébration se déroule en présence du curé du village, de ses prédécesseurs, en particulier le chanoine Jacquemet et l’Abbé Maximin et des paroissiens. Au cours de la célébration, il est rappelé la mémoire de Charles de Montgolfier dont le « vœu le plus cher se trouve réalisé » (4 mars).

1906 : le 7 mars 1906, l’inventaire de l’église prévu dans le cadre de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat a dû s’opérer par la force sous protection militaire. Les portes en ont encore les traces. Le Pape Marcel 1er est le patron de cette église.


Les 2 volumes constitués par la SAGA sur l’état civil 1793-1806 sont disponibles en mairie de Saint-Marcel-lès-Annonay et couvrent toute la partie où le calendrier Républicain fut utilisé ! Egalement beaucoup de mariages entre habitants de Saint-Marcel et des communes voisines comme Burdignes, Saint-Julien-Molin-Molette, Félines, et Boulieu-lès-Annonay !

Concernant la période d’avant la Révolution, Saint-Marcel-lès-Annonay possède des registres Paroissiaux de 1698 à 1792, et quelques pages éparses de 1675, 1676, 1680 à 1683, 1687 et 1688 qui ont toutes été photocopiées et réalisées en volumes par la SAGA, et dont toutes les images sont en ligne sur le site du Conseil Général d’Ardèche


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